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Répondre aux besoins de usagers, un enjeu majeur pour les nouvelles Régions

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BiBi35
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Répondre aux besoins de usagers, un enjeu majeur pour les nouvelles Régions

Message par BiBi35 le Mer 13 Juil - 14:03

Répondre aux besoins de usagers, un enjeu majeur pour les nouvelles Régions

13 juillet 2016 | par Christine Cabiron

Répondre aux besoins de mobilité des usagers est l’enjeu majeur des nouvelles Régions, devenues avec la loi NOTRe, les chefs de file de la mobilité sur des territoires parfois immenses. La région Bourgogne-Franche-Comté, l’Association des Régions de France (ARF), le magazine Transport public et MobiliCités.com ont organisé, le 7 juillet 2016 à Dijon, un colloque sur ce thème. 


Le colloque qui s'est déroulé au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a réuni plus de 200 personnes ©️ C. Recoura
"Au moment où la loi chamboule les territoires et les institutions, nous avons besoin d’un dialogue nourri sur toutes nos politiques. Dans le domaine des transports nous avons plus que jamais besoin de cette concertation", a indiqué Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté en ouverture de ce colloque qui a réuni près de 200 personnes.

Cette modification profonde de l'organisation territoriale des transports publics et l'approche multimodale qui en découle, invitent à se poser la question de la mobilité régionale de demain en plaçant au coeur des préoccupations la satisfaction des besoins de l'usager-client. Ce fut le thème central des trois débats qui ont ponctué cette journée.

Un constat d'abord : en France, 180 millions de déplacements locaux ont lieu chaque jour. Dans 81% des cas, ces trajets sont effectués en voiture, avec un taux d’occupation de 1,1 personne par véhicule. Par ailleurs, la part de marché des TER est inférieure à 2%, tandis que celle des tranports urbains s’établit à moins de 8%.

"Les marges de progrès sont colossales", a déclaré Michel Neugnot, 1er vice-président en charge des transports de la région Bourgogne-Franche-Comté et vice-président en charge des transports à l'ARF. "Nous devons revoir une organisation où les systèmes de transport ne se parlaient pas pour aboutir à des solutions de mobilité pour tous. Pour cela, il ne faut pas opposer les modes de transport, mais les  développer en fonction de leur zone de pertinence".
 
Quel sont les besoins des usagers ?

 
Pour atteindre ce but, il faut commencer par comprendre les besoins des usagers. "Ils sont assez constants", a assuré Bruno Gazeau, président de la Fnaut. Au premier rang la sécurité ferroviaire et routière, et tout de suite après, la fiabilité et la ponctualité. "Ce qui stresse le plus, c’est l’incertain. Les TER ont un taux de ponctualité moyen de 80%. Ce qui veut dire qu’une fois par semaine, un usager arrive en retard à son travail ou pour récupérer les enfants", a souligné Bruno Gazeau.

La troisième exigence est liée à la pluralité des besoins : certains veulent se déplacer rapidement, d’autres veulent pouvoir mettre à profit le temps passé dans les transports tandis qu’une partie souhaite de bonnes fréquences.
A cela s’ajoute une nouvelle tendance qui consiste à associer l’ensemble des modes de déplacement. Ce qui nécessite d’organiser l’intermodalité entre les différents opérateurs.
En atteste quelques grandes tendances comme l'abandon de plus en plus fréquent de la voiture solo au profit de modes partagés et l’utilisation des smartphones comme outil pour accéder à l’offre et aux différents services de mobilité. "Les besoins se recomposent et s’accroissent avec une volonté de mieux maîtriser sa mobilité du quotidien", a constaté François Adoue du bureau de recherche 6T.

Pour Bruno Gazeau, il est impératif "d’organiser des interfaces physiques dans les pôles d’échanges, coordonner l’information voyageur et harmoniser les systèmes de billettique et de tarification. Le tout sans omettre les dispositifs d’information en situation perturbée".
 
Quels outils pour répondre à ces besoins ?
 
Cette pluralité des besoins nécessite de concevoir des réseaux complémentaires les uns des autres, harmonisés, tant en matière d’information que de tarification. Une démarche facilitée par l’émergence du numérique.

Pour Eric Steil, directeur marketing, innovation et développement à la direction TER de SNCF Mobilités, "il est impossible d’imaginer une chaîne de mobilité sans les outils digitaux pour rendre le système global plus simple".

Notamment dans la recherche des différentes offres. Une lacune que la start-up Captain Train a comblée. "Nous sommes les seuls à proposer une solution pour accéder à l’intégralité des offres des opérateurs : la SNCF et ses filiales, la Deutsche Bahn et Trenitalia via Thello", a indiqué Jean-Daniel Guyot, cofondateur de Captain Train.

La Suisse a réglé cette problématique voici des décennies avec son billet unique. Reste que ce bon élève en matière de transport public bute aujourd’hui sur l’information. "S’il est facile de trouver des liaisons rapides, en revanche, il est très difficile de trouver les meilleurs tarifs. Nous sommes très en retard dans ce domaine  car nous sommes imprégnés par la logique de l’abonnement", a constaté Olivier Baud, chef du service transport au sein du département développement territorial et environnement de la République et Canton de Neuchâtel.
En France, le billet unique permettant d’utiliser tous les modes n’est pas encore d’actualité. "Le problème vient de l’accès aux différents systèmes billettiques, a analysé Christine Guillemy, vice-présidente mobilités et infrastructures de transport de la région Grand Est. Nous sommes face à des réseaux et tarifications en silo. Ce qui crée une confusion et de la complexité".

Le Grand Dijon va tenter de gommer les différentes strates entre les modes de déplacement en intégrant dans un seul contrat de délégation de service public l’ensemble des solutions : le transport public, la location de vélos, le stationnement et la fourrière.

"La mobilité ne se résume pas qu’aux usagers des transports collectifs. Le citoyen est à la fois piéton, automobiliste, cycliste. Il utilise aussi le train, le bus, le tramway. C’est pourquoi nous avons voulu voir la mobilité de façon plus globale", a expliqué André Gervais, référent au Grand Dijon pour les mobilités.  

D’où l’idée de mettre en cohérence l’ensemble des modes en lançant un appel d'offres unique de gestion de la mobilité allant jusqu'à la gestion du stationnement. "L’objectif est de faciliter les choix modaux du citoyen selon son âge et ses besoins de mobilité".

Autre action menée par la SNCF pour faciliter la vie des usagers : l’installation de commerces dans les gares. "En proposant des services dans ces lieux de vie qui voient transiter 10 millions de personnes chaque jour, nous cherchons à être utile aux gens", a souligné Patrick Ropert, directeur général de Gares & Connexions.
 
Comment élargir les solutions de mobilités ?
 
La diversité des territoires à desservir implique d’élargir les solutions de mobilité. "C’est un défi pour les opérateurs de transport qui doivent aider en ce sens les collectivités, a indiqué Frédéric Baverez, directeur exécutif France du groupe Keolis. Nous devons pour cela nous appuyer sur les nouvelles technologies et faire se rencontrer les différentes solutions."
Le groupe a développé le concept de transport agile et dynamique. "Celui-ci préempte le sigle TAD (transport à la demande) sous lequel nous mettions tout et n’importe quoi". Partant de là, quatre solutions ont été imaginées : les lignes régulières opérées par taxis ou VTC ; les lignes flexibles avec ou non des horaires et lieux de départ définis ; le transport sur réservation et le covoiturage. Pour ce dernier, "nous devons l’inclure dans le bouquet mobilité car c’est une alternative à la voiture solo", a souligné Frédéric Baverez.

RATP Dev a pour sa part créé la solution Gemm, acronyme pour Génération mobilité multimodale. "Cette appli est une sorte de GPS", a résumé Christophe Vacheron, directeur France et Suisse du groupe RATP Dev. Expérimentée à Aix-les-Bains, elle est en cours de déploiement à Annemasse. "Cette appli recouvre l’offre des TER, des bus, des cars, du TAD, du covoiturage, de l’autopartage, du stationnement et des VLS".

Pour  sa part, Transdev teste actuellement deux solutions. "Avec Fleetme, une solution de covoiturage courte distance, nous pensons qu’en rémunérant les conducteurs sur un corridor, nous allons créer de l’offre", a expliqué Yann Leriche, directeur de la performance chez Transdev.

Le groupe a également développé Chronoproune solution de TAD rattachée à un pôle générateur de trafic. Sa cible : répondre à la problématique des derniers kilomètres dans les zones d’activités. Le principe repose sur des arrêts positionnés à proximité de lignes fortes de transport collectif à partir desquels des rotations sont organisées avec des minibus pour acheminer les voyageurs jusqu’à leur entreprise. Autre expérimentation : la mise en place de navettes autonomes sur la centrale nucléaire de Siveau, près de Poitiers.

"Si nous voulons réussir à créer de nouvelles solutions de mobilité, il faut changer notre approche du risque. Par définition, innover c’est prendre des risques. En sachant qu’il faut ensuite tester les services sur le terrain car seuls les usagers peuvent nous dire s’ils sont utiles", a rappelé Yann Leriche.

Quoi qu’il en soit, ces nouvelles solutions de mobilité doivent être adaptées aux territoires. "Nous ne pouvons pas traiter tous les territoires de la même manière, a insisté Michel Neugnot.
En matière de mobilité, il faut avoir une approche territorialisée. Avoir de plus grandes régions nécessite d’avoir plus de proximité".



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rail ouest

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Re: Répondre aux besoins de usagers, un enjeu majeur pour les nouvelles Régions

Message par rail ouest le Mer 13 Juil - 15:00

Un mariage Bretagne Pays de la Loire aurait été intéressant pour le Rail et les transports en général (point de vue gestion des TER, tarifs, intermodalité). Chacun est resté dans son coin pour défendre son pré carré. Encore une occasion de raté et pour longtemps car les 2 régions vont se tourner le dos vers Paris.
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